18 avril 2008
Images du vernissage de "...où le monde se mire"
Le vernissage de l'exposition "...où le monde se mire" s'est déroulé au théâtre du Pont-Tournant avec la participation de nombreux photographes et plasticiens.
C'est avec plaisir que nous mettons en ligne des photographies de cette manifestation.
02 avril 2008
Vernissage de "Où le monde se mire..."
Vernissage de l'exposition de RICHARD BIARDEAU, "Où le monde se mire..."
Jeudi 17 AVRIL, 19H00, au Théâtre du PONT-TOURNANT (Bordeaux-Bacalan).
« … où le monde se mire. »
Aux alentours de 1968-1969, un jeune garçon entend Léo Ferré à la radio. Sa petite sœur l’interroge, à propos d’un vers qu’elle ne comprend pas : « Les culottes des femmes où le monde se mire. » J’ignore si cette formule a été ou non décisive dans la vocation de Richard Biardeau ; elle fournit en tous les cas la clé de son univers.
Si Biardeau cherche, tant dans sa peinture que dans sa photographie, à regarder, observer, examiner, scruter la nudité des femmes et leurs sexes, ce n’est ni par une louche lubricité ni par une furieuse érotomanie. Mais bien parce que cette confrontation constitue une épreuve dont on ne sort jamais indemne. Et d’ailleurs peut-on vraiment contempler l’intimité d’une femme sans en être aveuglé ?
La production (dessins, peintures, photographies retouchées ou non, photos grattées, etc.) de Richard Biardeau suppose par conséquent une exigeante et radicale mise en théâtre de soi.
Les prises de vue retravaillées à l’ordinateur impliquent quant à elles une double exhibition : celle du modèle, naturellement, acceptant que son image soit « resituée » et réinvestie par l’artiste ; celle, directe ou métaphorique, de ce dernier qui, dans une poétique auto-dérision, donne forme à sa quête, laquelle le conduit, à travers celle des femmes, à soutenir la vision de la mort, en en déjouant l’effet de paralysie et d’anéantissement.
La présente exposition, en restituant le parcours de Richard Biardeau et en récapitulant différents aspects de son questionnement, presque comme une rétrospective, atteste, avec force et humour, que la camarde n’est pas prête à éblouir ses yeux et son regard. Qui plus est, elle incitera plusieurs d’entre nous à braver joyeusement sa frayeur.
En partenariat avec le Syndicat Viticole des Vins des Côtes de Bourg.





